mercredi 10 juin 2015

( étude )





Sebastien ne s'etonna pas de cette peur apparu dans son camp.
Au contraire il en meprisa d'autant plus les Maures,
(comme on sait que ceux là sont prompts par nature à susciter
le dénaturement des affections et tendresses banales )
voyant leur attaque sans effet, malgré qu’ils en aient ;
alors qu’à bien considerer les faits
leur prompt débinage était par beaucoup rassurant
que la fuite des siens l'intimida  d’autant moins
que leur prompte retraite l’assura d’avantage
que la fuite des siens ne le troubla plus que pff, bah  bof
que leur attaque, à bien s’ébaladir les mirettes,
ne valait pas tripette et restait sans effet
qu’à se la jouer balèzes ils n’étaient qu’éphemères
qu’à se vouloir la ramener ils n’étaient que fumée
que vu de notre face du dé, c’était tout le contraire
que c’était du marqué, du construit, du solide,
du permanent, du nivelé, du rivelé, du droité, du marqué,
qu’il suffisait de ne pas se laisser attendrir par le langoureux minois de l’apparence
lequel aurait voulu faire croire que ses hommes,
à Sébastien, s’étaient taillé, dispersé, évanouis, nuée volatile,
alors que ma non et du tout !
que prompte et fière retraite, témoigne de bonne évaluation des facteurs,
maitrise de soi, victoire sur l’ennemi authentique de l’homme
l’orgeuil et la vanité,
que ils avaient été capable de ne pas se laisser démolir par un revers
que lorsqu’on se laisse surprendre par l’orage,
on serait bien sot de ne pas désirer s’en abriter
et le faire si on peux
même sous une couverture de feuillage  si c’est tout ce qu’il reste
qu’il vaut mieux coucher que mourir
que l’on est plus proche de la boue que de la foudre,
que nous l’avions compris,
que les maures, méprisables, n’allaient pas manquer maintenant de se croire
arrivé si près du terme de leurs méprisables ambitions
qu’ils n’auraient plus qu’à ceuillir les fruits de la victoire
et se couronner de pampres et de lauriers,
de toutes espèces de quoi ces gens se couronnent,
qu’ils n’avaient plus qu’à tendre la main,
eh bien c’est là justement qu’on allait les attendre,
lorsqu’ils se croiraient si assurés de vaincre
qu’ils ne croiraient plus qu’ils leur fassent encore se garder ;
quand déjà amolis par une trop précoce confiance
ils abbaisseraient leurs défenses, ils se rendraient ainsi vulnérables
à la colère des hommes de Sébastien,
que, quant à eux, leur supposé défaite aurait enragé,
enflammés d’un doux désir massacre tire triper vengeance.





2 commentaires:

  1. Sébastien est-il parthe ou scythe, que ses hommes aillent ainsi à la chasse en pleine bataille ? :-)

    https://books.google.fr/books?id=Dtg7AwAAQBAJ&pg=PT66&lpg=PT66&dq=strat%C3%A9gie+des+scythes&source=bl&ots=4DHmWyvaPY&sig=SWOx98AmzJ7Ke3rdC1YXx49kAas&hl=fr&sa=X&ved=0CCwQ6AEwAWoVChMI9s6-25GFxgIVRbsUCh1ZUgAe#v=onepage&q=strat%C3%A9gie%20des%20scythes&f=false

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