jeudi 7 mai 2015

La nuit aux mains blanches










La nuit aux mains blanches avait touché
les petites têtes de l’arbre et la mésange
gracieuse avait basculé autour des rameaux,
léger neume dans l’air rasant.

Debout avec le froid, avec le bord d’une route,
des étoiles s’effondraient entre les satellites
et le clignotant d’un avion.

Les herbes givrées dans les point-mousses du brouillard
gardaient mémoire du soleil, dont impétueuses, les écluses,
sur les radeaux de sable, versaient
les flots d’un temps immobile et,
d’autres sables soucieux, où la vague
divisait sa rumeur, bosselaient, point à points,
la flamme mouillée et la terre dépouillée.

De coquille mortes, de pierres translucides,
d’algues sèches, des empreintes qui
précédaient les nôtres, je te demandais,
de temps en temps, les noms.
D’un flacon ramené par la mer
tu m’a montré le contenu d’eau :
" un message ! " tu as dit.
 
 
 

3 commentaires:

  1. Un texte ancien -- que je remet là.

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  2. ça flutoie toujours aussi bien, Jean et Jeanne tu avais dit je crois, les noms

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    1. Non, c'est un autre.... mais justement, tiens, je suis en train de lier tout ça,, et ceux là viennent ensemble, maintenant. Un " Jean et Jeanne" assez modifié...

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