lundi 27 avril 2015

note du 2 Fevrier

2 Fevrier:



... alors si je parviens à m'arracher, mais c'est bref, au tourbillon aspirant pour jeter quelques regards de guerrier traqué sur ceci - une voiture, un passant dans la rue, ma chaussure gauche, ma main rougie - je constate qu'entre-temps elles se sont toutes décharnées ( les choses ), dénervées et qu'il ne reste maintenant que des mots là où c'était, des mots que je vois, que je sens dans les cuisses et le dos. Que des mots, et des agencements prodigieux entre eux. Impossible à ce moment là de ne pas savoir que c'est dieu qui a fait tout cela pour moi, cette épouvante ou ce bonheur - non, cette autre émotion qui les doublent toutes, choses et émotions et moi aussi, mon être vibrant comme une toile enflammée. Les grandes questions qui préoccupent alors les penseurs théologiens et aux cafés, à savoir l'existence, sa préexistence, ou un rien d'un dieu ou non, n'ont strictement aucune réalité. je ne crois pas en dieu, d'ailleurs, mais il est là, il se déploie devant moi, sans la moindre pudeur, et qu'est-ce que j'y peux.




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