mardi 24 décembre 2013

étude

( étude )

et l'empereur Charlequint estimait le merite de Gille-Guilain Busbeque Gentilhome Flamand,
car c'était un homme de qualité et de crédit,
et fit élever son fils, le petit Augier Guilain Busbeque
avec beaucoup de soin.
Cet Augier Guilain Busbeque naquit à Commines petite ville de Flandre,
assez près de Lessine sur la riviere du Lis.
(Busbeque est un petit village sur la meme riviere.)

ce même empereur, Charles-Quint, un jour de Juillet de 1529, à Tolède,
le vingt-six pour être exact,
avait accordé à Pizarro des capitulaciones qui l’autorisaient à tenter l’entreprise de la conquète du Pérou
lui accordant entre autre le gouvernement des pays qui seraient conquis,
tandis qu'Almagro, compagnon de Pizarro, ne recevait qu'un poste secondaire,
quoique ce fut Almagro qui a quatre reprise avait ramené de Panamá
vivres et renforts
tandis que Luque le prêtre obtenait du juge Espinosa une nouvelle fois des capitaux,
et ce furent trois années parmi les plus dures qu'ils connurent
et Almagro et Luque le prêtre et Pizarro et tous leurs hommes inconnus
surmontèrent des mers inconnues, la forêt, le climat, les Indiens, la famine, le découragement.

il faut imaginer l'empereur accordant les capitulaciones, depuis une salle d'audience ?
de son bureau ? de vive voix ou par lettre ? distraitement ou après mure réflexion ?
comment savoir ce qui est passé à cet instant dans l'esprit de l'empereur Charles Quint
cet homme individuel qui mesurait tant et tant et pesait tant,
et qui souffrait de telle et telle douleur corporelle bénigne ou majeure,
et qui s'était vêtu de tel et tel façon ce jour là,
et qui s'était réveillé de bonne ou de mauvaise humeur,
ce même homme qui était entré en rivalité avec François Premier roi de France
pour obtenir l'héritage du grand empire, le plus grand en occident
depuis celui de Charlemagne,
et qui était sorti victorieux de la joute,
sachant profiter du dévellopement conséquent à l'époque de la banque
cet homme contemporrain du Connétable de Bourbon,
le dernier des Chevaliers dans un monde nouveau d'influences et d'alliances
toute cette époque de grand dévellopement des banques d'affaire

Et malgré cela, que dalle ou presque pour Almagro
et Pizarro c'est tout comme Cortès
un quint du butin pour l'empereur
un quint pour Cortès
le reste subtilisé et quelques piastres misérables pour les soldats du rang
affrontant le feu et la boue, l'inconnu, l'eau, les flêches et les pieux

faut bien dire que d'une manière ou d'une autre Cortès se mit tout dans la poche
et le rusé bonhomme de dire: " mais tout ce que j'ai à moi est à vous, senores,
mes chers amis",
et Pizarro imite en tout la stratégie efficace de Cortès
à savoir: faire copains avec les ennemis du pouvoir
se gagner qui on peut par la douceur musclée
combattre le moins possible sauf forcé
jouer les uns contre les autres
ne compter pour rien sa propre parole qu'à l'aune de l'efficacité
eviter pourtant de jurer le Nom du Seigneur
( Cortès jurait toujours de cette façon: "par ma conscience, sur ma conscience" )
et s'en mettre le maximum dans la poche

Et Charles-Quint fit briller Augier Guilain Busbeque à Louvain, à Paris, à Venise, à Boulogne, à Padoue,
il lui donna pour maitres les plus excellents hommes de ce siècle.

et on dit que lorsque les espagnols de Cortès entrèrent pour la première fois
dans la ville merveilleuse de Mexico, la venise du nouveau-monde,
ils furent plusieurs jours en admiration devant toutes les beautées
et richesses de la ville.
Montezuma ne savait toujours pas quoi penser de ces étrangers,
savoir s'ils sont ou ne sont pas les divinités annoncées par les oracles,
le dieu quetzacloatl ou ses descendants.
leur fit d'abord apporter un excellent sacrifice de chair humaine
bien arrosé de sang frais
afin qu'ils s'en délectent et que le soleil assure sa course dans le ciel.
Mais les espagnols refusèrent l'offrande
avec horreur
et Montezuma leur fit apporter de l'or et des pierres
en grande quantité
et les espagnols levèrent l'or et les pierres à bout de bras
et ils rirent longuement, bruyement,
et ils baisaient les pierres et se frottaient sur les lingots d'or
avec telle concupiscence
tant que les Aztèques n'eurent plus de doute:
il ne peut s'agir là des dieux
seulement Montezuma en doute encore
car après tout ils ont la force ils sont blancs ils viennent d'Orient
ils amènnent un nouveau dieu
un dieu comme il se doit amant d'autsacrifice
mais les prètres ne le virent pas de cet oeil
quand le nouveau dieu prétendit leur oter leur fonction et leur tache

Montezuma écoutait le mystère il ne comprenait rien à ces hommes puissants
ils étaient à la fois bons et cruels
et parfois se disait il c'est à cela qu'on reconnait les dieux
à cela qu'ils sont bons et cruels à la fois
comme le cruel sacrifice humain assure la course bénéfique du soleil
lui-même, Montezuma, était bon et cruel aux yeux de ses innombrables sujets
mais ceux ci étaient plus forts que lui
plus audacieux plus violents plus avides plus barbares
plus courageux plus sales plus étrangers que le furent les ancètres nomades des Aztèques
lorsque le signe se l'aigle et du serpent leur enjoignit
de bâtir au milieu de l'eau et des marais la capitale de leur futur empire.

L'Empereur Ferdinand II mit Auger avec son Ambassadeur en Angleterre,
il le donna pour Precepteur à ses enfans.
Auger fit deux voyages en Turquie en qualité d'Ambassadeur.
il a relaté ses voyages et c'est charmant comment il relate.
Maximilien II le donna pour Gouverneur à mon Heros,
le prince Albert, archiduc de Belgique,
qui, sous un maitre si consommé, devint l'admiration des Princes et des peuples.
Auger conduisit en France la Princesse Isabelle Epouse de Charles IX.
En retournant en Belgique en 1592,
il fut maltraité par quelques coureurs Français vers Rouen:
il en pris de la fievre:
il en mourut dans la maison de Madame Mailloc à S.Germain près de Rouen.
22 jours après sa maladie,agé de soixante dix ans, en la meme année 1592.
au gouverneur de Rouen il demande: " ne prennez pas raison de ceux qui m'on insulté".
Le grand Juste Lipse lui fit son epitaphe.
Les belles lettres lui ont des obligations immortelles:
parce que: 1.il les cultivoit lui-meme exactement
2. il etoit le Mecene des Savans
3. il a enrichi la Biblioteque Imperiale d'une infinité de rares & d'excellens  manuscrits.
Il fut le maitre du jeune Prince.
Plus tard celui-ci recconut la mémoire de son précepteur
en érigeant Busbeque en baronnie.

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