vendredi 8 novembre 2013

gardé du vent et du froid-air






gardé du vent et du froid-air
tout contre ma poitrine enlacé serré
c'est là que mon enfant mon nouveau-né
je le tiens
de peur que ne l'use froid ni vent
mais de mon enfant je ne sens plus
déjà contre ma poitrine les ailes:
il s'amincissait

et ainsi arrivâmes dans une clairière
ensauvagée fleurs, herbes fraîches
par delà la barrière dujour
les étoiles virevoltaient dans
à droite, la course de la rivière
une rivière bellecoulait là

là he m'adresse parole à moi-même et en disant he dis
he ! pourtant cela, oui, vent et froid, bise, grésil
tout cela c'est bel et bien mais
mais respire-t-il encore l'enfant
mon nouveauné
mon enfant a-t-il souffle en lui à l'animer encore ?

et à plusieurs reprises h'entrouvre avec
très pratique mouvement de respiration artificielle
le col de mon ti shirt
pour l'aérer si possible mon petit
le ventiler
afin que l'engraisse l'air un peu, si possible
mon enfant mon tout petit !

mais ! c'est de là qu'il s'échappe
lsaloupiot, dmon col que pour lui justement j'ouvrais
dame oui ! c'est là qu'il profite justement pour s'échapper !

mais oh! comme il a aminci !
devnu bien maigre à çtheure
c'est un petit papillon blanc
sipetitpetit
si blanc aussi
minuscule et blanc qui s'échappe de mon col:
si bien qu'à nouveau à moi-même parole me dis:
eh bien à quoi bon alors continuer à battre ainsi le col de mon tishirt ?
ne voilà-t-il pas qu'il est parti, et pour de bon, semble-t-il,
cette fois ? si bien qu'il semblerait bien inutile
de m'en préoccuper encore !
bien futile serais-je de m'en soucier !

etdelà, ilva s'en va par là de ci et de là
ce que lespapillons font parmileslumières et lesfleurs
le faire.
ah ! de surprise c'est mon coeur que j'en vomirais
surprise et chagrin
et de peur aussi pour lui, nourri au beurre de ma poitrine
mais si fragile, éphemère: mortel !

et c'est alors qu'ils disent mes compagnons pour me réconforter:
"c'est bien comme ça, laisse donc !
car en vérité telle est la vie des papillons
de virevolter de ci et de là parmi les fleurs"





[ C'est un vieux texte - et paru dans la revue Java ]

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