mardi 29 octobre 2013

Puis dans le bus aux sièges durs






Puis dans le bus aux sièges durs,
mes yeux, écorces grises
par la révélation d'une Auride fraîche assise à sa fenêtre:

Quoi ? matière de souffle de flute ? Copeaux,
fils minces d'une rivière à dix pas sonores
de sa source d'argent, bondissante, mêlée
à un été ? Airelles et prunelles, ou sables avec faon ?
Un visage parfait !

Si tu prétends... séparer de son cri le milan
( mais quelle victoire )
alors aphone peut-être,
mais les lèvres tremblantes de verbe,
( ou ses ailes d'air divin )
( ou bien le petit, le petit os,
le petit os devin, bifide, trembleur )
il passe et puissant, croise
la grue aux entrecroises oranges
( la ZUP en vitrail )
comme pour dresser le bois où
crucifier le centre commercial...














2 commentaires:

  1. Je trouve celui-ci très visuel et même cinématographique dans le défilement du bus avec ses croisées entrecroisées, comme un maillage métallique où passent pourtant les croisements des oiseaux et du visage, et le bois de la croix. Bref, je le trouve vraiment bien

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