jeudi 3 octobre 2013

6 avr.2006




Calcaire en majesté ton bras fouaille sous l'oreiller
je dis alors dessine en lignes d'airs dessus
et tandis que défaille la danse dessus le chapiteau
de la courbe de ton front d'où pleure la narine fervente
parmi les tas de choses et d'autres
je nage je ne dis pas mourir

Ou bien quand vers moi tu étends tes agrès et levant
un à un les espars d'une beauté assoupie
entre tes rives mousseuses
de tes seins gorgés par les terrestres vents
va, navire et lent à reculon ton corps
je ne dis pas mourir

Pourtant  je cherche d'entre tes noeuds
ceux de douleur de deuil et de perte
ou  la tension tragique d'où émergeraient
d'entre les courbes 
émouvantes, bouleversantes de ton corps
les  luttes sombres de la nuit

De cela ne m'en veut pas outre-mesure
puisque tu le sais que c'est ainsi que j'ai appris à regarder
accuse la fureur unie qu'ont bâti ceux dont les yeux
n'ont pas eu la chance de se mettre à l'école de toi

Car je cherche, mon aimée, et plus je cherche
et plus ne vois que ton bras enfoui à demi
sous notre bel oreiller, tes hanches si loin noyées
dans la béatitude des avalanches textiles

j'apprend de ta simplicité de farine
jour après jour
à tes dents à tes lèvres la gourmandise
au désarroi d'une veine à ta gorge je m'éveille 
au courage à ton amour pour moi 
l'étonnement renouvelé sans cesse
je l'apprend
soudain je me déprend de mourir



( 6 avr.2006- à Solenn)

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