samedi 13 juillet 2013

Par la boue d'amont







(...)


 "à peau perdue dans l'espace humain"
( de moi, il y a longtemps... )





Par la boue d'amont,
aux huiles tressées,
et l'océan reflue !

Les ouvriers ont démantelé,
poutrelle à poutrelle,
par barges et marées,
quoi ? sur l'eau mouillée,
l'ouvrage orfèvré d'air,
d'acier.

Dans l'ombre entière du tablier,
Peter Pans alourdis de poils-de-barbes
ou de plis maghrébins, vêtus de vignes lubriques ---
Auprès, à la terrasse,
les cuisses champignonnent, dramatiques.
Les talons enfoncés dans des osiers plastique,
les femmes ont des regards vers les bras ouvriers.

... et c'est peut-être ? une pensée ?
l'arithmétique d'une psychologie
à l'empreinte impensée ?

Clous acéphales et paisibles,
les piles d'un âge d'or ---
herbes et rouilles et gravats, et une mouette --
y font, refont, les fongiques favelas.

Hourra, hourra, trois fois,
quadruple hourra !
Vive mon temps --
c'est l'heure magique.

Arlequin, bleu de bleu !
double --
échappé bleu d'une fleur de chicorée,
Arlequin, bleu banderille,
mon père !

Il prononce: " et à la fin, Colombette,
mon sel, mon olive, Colombine, ma colombe,
mais quelle fin ? "



(...)