samedi 15 juin 2013

(...)l'oiseau sifflant aspic(...)

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l'oiseau sifflant aspic à la grenouille
démèle
           aux doigts
                         les octaves
                                        de soie
archets capillaires de la guèpe chasseresse
et du bourdon-revers -- bourdon-revers,
guèpe chasseresse.
                           De cette femme allongée sur le sable
allait la nuque par rien délicatement en arc
sur les sables où sa tête pesait: la tendresse qu'elle dit,
par tierces, par quartes,  par quintes, serait sienne,
soulevant des jours profonds d'entre les tulipes humiques,
levée contre toutes angoisses des coeurs.

Sur la canette un fort tendon pulsait, sans fin,
- qui lie le pieds au muscle de l'arrière de la jambe -
sans fin comme le chant: on en dit peu quelquefois,
la peur est difficile, fuir est impossible; et Hélios,
lumignon fumigéneux, enveloppé d'abeilles, ou, mieux:
abeille soi-même, au retour sur la planche d'envol,
chargé sous chaque aile de pelotes oranges.
Incompassionée - et belle - la lumière,
et le reste - contes et attentes. 



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