mardi 11 juin 2013

C'est encore, tu sais
















(...)

C'est encore, tu sais, le même monde. Ailleurs.
Je suis ailleurs. J'ai étendu, au loin,
ce que nous avons pouvu
à cru, étendre: un visage d'où
la fonte, et la vermine,
en torsage neigeux... Ailleurs, ailleurs,
le même: le monde, sang
creux d'oiseau, ailleurs, le même. Cela
crie, pas assez. Ilali, Olali, Oleli.
De ce rivage à l'autre, nos filets
plein d'amer et glue, nous avons tiré -
entendris les voix sans repos:
o ces flux, tu les guide, flux,
et moi, l'usure salope, et le choeur,
foehn des détectives. Non.
Le temps est tendre, et viendre, viendre encore une
fois. Etendu, chienne, porque !
ce que j'avions pouvu: drap-pour-lit, nappe-pour-clair,
une grotte dans une goutte de sang
d'oiseau, hématie-de-neige,
ton coule visage tout, le même monde:
car c'est ici, tu sais, le même monde.

(...)