samedi 15 juin 2013

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je ne renoncerai pas - vous qui êtes mes amis -
voulez-vous confisquer mon âme
à votre profit ? ma parole
parlante - si elle s'égarait
dans vos sécheresses explicationnesques,
c'est plus que la vie que j'y perd -
avec ce réconfort pour vous - vous êtes des amis -. Mais
mes peaux, mes sphincters, mes méats,
en se convulsant, ils crieraient ma justice.
Que mes muscles se dressent comme des fouets
de mes os, commes des lianes dressées
par des sauvageries fauves, qu'ils s'agitent,
ils se disloqueront ravageurs mais
pour témoigner d'en dessous les tumulus:
ma criaillerie c'est celle d'un chaton
pietinné par mégarde, il craque mais il vit.
Ton savoir est d'un repus, technocrate
de chaux-d'os: de ses tessons, courtaux
éclatés, tu les saisis par pincettes -
c'est sûr tu sais les causes, comments et pourquoi
- je te parle avec autant de franchise que tu me dis ton ami -
c'est pour me contempler à travers ou
m'en abraser des lèvres jusqu'à la gorge:
alors comme des curieux planqués aux gradins
derrière des lorgnons doubles, tu claques et sentences,
tu dodelines: "ah moi qui vis de telle manière,
sûr que tel malheur point ne me toucherait
selon tels exorbitants rites", mais vive, vive l'amitié.
Je suis fou / ma folie c'est ton écorce,
pauvre / c'est ta chasuble, poivres
d'or, vos pommades me répugnent:
par nerfs dénudés je comprends et le veut
et j'ai senti le corps des arbres de mon temps,
je ne veux pas rien ni stopper mais je suis saoul de dégout de vous.
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