samedi 4 mai 2013

diapasons agonisants

Diapasons agonisants, abondance d'orange !
des mamelons des collines marginales,
le petit chien jaillit et jaillit, plein d'éternuements
doux aux basques du Mat.
Semblable à lui mon chant: salpètre-et-suie au bouc,
aux pattes, diablotin échappé à la crosse d'une braise.
Après l'obsidienne du ruisseau des pluies vierges,
il est tard où des lèvres de toit murmurent les ostracas de demain,
il est tard - je serai transporté seul à seul,
ballot d'avoines réminiscents,
avec d'autres excédents la liberté des marchés,
vers un hangar commun pour être entreposé...
O mes mémoires, mes chateaux,
mes images, o mes amours,
est-ce ainsi qu'on se lie et se joint
à la sirène des abeilles assoupies par la pluie.